Pour le vice-président de OTAF, Mohamed Ould Sidi Mohamed "Il est nécessaire de prendre et d'appliquer une loi antitabac forte et prenant en compte tous les aspects de la lutte contre le tabac..."
L'association Afrique contre le tabac (ACONTA), section Burkina a animé une conférence de presse, le 21 janvier 2009 à Ouagadougou, afin de mieux faire connaître la convention cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT).
Observatoire du tabac en Afrique francophone (OTAF), Dr Mohamed Ould Sidi Mohamed, animateur principal de la conférence de presse, beaucoup de textes et décret existent au Burkina mais ils sont inappliqués. En effet, le raabo du 29 février 1988 interdit de fumer dans neuf endroits publics : salles de réunions ou de conférences, salles de cours pratiques ou théoriques, réfectoires, salle de cinéma couvertes, stations-services, formations sanitaires, dortoirs, bureaux administratifs, jardin d'enfants et lieux de séjour des enfants. En outre, le décret n° 97-084 punit ceux qui fument dans tous les lieux publics. La sanction prévue est de plus de 10 000 àCFA cet.
En cas de récidive, elle est portée entre 30 000 et
Au niveau mondial, le Burkina a officiellement ratifié la convention cadre de l'OMS pour la lutte antitabac le 31 juillet 2006. Il est nécessaire, selon les conférenciers, de prendre et d'appliquer une loi antitabac. Car, pour l'ACONTA, il ne s'agit pas seulement de ratifier la convention mais il faut la mettre en application. Les animateurs de la conférence, le vice-président de l'Observatoire du tabac en Afrique Francophone (OTAF), Mohamed Ould Sidi Mohamed, la consultante de l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires, Sylviane Ratte et le président de l'Afrique contre le tabac, Souleymane Ly, pensent aussi qu'il faut revoir les taxes et le prix du tabac afin de décourager les consommateurs de cigarette au Burkina.
Boureima SANGA